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Lot 64 - Numismatic Auction 8

Starting price:
55.000,00 CHF


Uranius Antoninus, 253-254. Aureus, Emesa. Obv. L IVL AVR SVLP VRA ANTONINVS. Laureate, draped, cuirassed bust right. Rev. FECVND-ITAS AVG. Fortuna standing left, holding rudder and cornucopiae. RIC 3 (same dies); Calicó 3385 var. (same reverse die); Cohen 3; Baldus 57f (same dies). Gold. 5.22 g.
NGC Ch AU Strike 4/5 Surface 3/5 edge marks

Ex. Maison Palombo Auction 14, 21 november 2015, lot 37.

Lucius Julius Aurelius Sulpicius Uranius Antoninus, also known as Sampsigeramus, is one of those mid Third Century Roman emperors about which almost nothing is known. He is supposed to have ruled for about one year from the Syrian city of Emesa, where he was apparently the hereditary high priest of Emesa (he was probably related to Elagabalus) who worshiped the sun-god Elah-Gabal. In 252-253 AD he organized the city’s resistance against a Sasanian invasion led by Shapur I. While Antioch was sacked, Emesa not only held out but its troops apparently defeated all the Sasanians in their immediate area: presumably Uranius Antoninus was acclaimed emperor around that time (the title appears on his provincial Greek coinage, but not on his Latin aurei). Of course, at the time this was happening in the East, the Empire was in the throes of civil war in the West, with the rapid succession of emperors from Trebonianus Gallus and Volusian to Aemilian and finally to Valerian I and Gallienus. Once affairs in the West became more settled, Valerian I marched east and, in 254 AD, deposed Uranius Antoninus, who then disappeared form history (whether he was executed or allowed to retire, like Vetranio some one hundred years later, is unknown). The only evidence we have of his existence are on a few of his coins, all of which are extremely rare. His coinage allows us to know a little more about his usurpation. It consists of provincial coins struck in bronze or in silver essentially in Emesa (Homs in Syria today), and a few gold aurei and denari of Roman style. The scarcity and the uniqueness of these coins have long left numismatists doubtful and hesitant to recognize their authenticity. These doubts were finally lifted by the study of the treasure of Homs, which is the origin of most of the coins known today. We owe it to Henri Seyrig’s article, “Uranius Antonin, a question of authenticity”, which appeared in the Revue numismatics, 1958, p. 51-57. At the beginning of the twentieth century there were only 4 aurei known, then between 1925 and 1940, 35 new coins appeared on the market in Beirut. These coins were found by children in the city center of Homs (the modern Emesa), during a public works project in the vicinity of the Anglican church of Bab Sbaa.

Lucius Julius Aurelius Sulpicius Uranius Antoninus, également connu comme Sampsigeramus, est l’un des empereurs du milieu du troisième siècle dont nous savons peu de choses. Il règne un an depuis la cité d’Emèse dont il est le grand prêtre du dieu solaire Elah-Gabal. En 252-253, il organise la résistance de la cité face à l’invasion sassanide menée par Shapur Ier. Tandis qu’Antioche est mise à sac, Emèse résiste et réduit à néant les armées sassanides proches d’elle ; c’est à ce moment qu’Uranius Antoninus est acclamé empereur. La période est propice puisqu’à l’Ouest l’anarchie militaire fait rage ; de nombreux empereurs se succèdent : Trébonien Galle et Volusien, puis Emilien et finalement Valérien Ier et Gallien. Une fois les conflits apaisés, Valérien Ier marche vers l’Est. En 254, Uranius est destitué et il disparaît définitivement (nous ne savons pas s’il est assassiné ou s’il peut se retirer comme Vetranion près de cent ans plus tard). Son monnayage nous permet d’en savoir un peu plus sur cet usurpateur. Il se compose de monnaies provinciales en bronze ou en argent frappées essentiellement à Émèse, ou d’aurei et de quelques deniers de style romain. La rareté et la spécificité de ces pièces ont longtemps laissé dubitatifs les numismates qui hésitèrent à reconnaître leur authenticité. Ces doutes sont définitivement levés par l’étude du trésor de Homs qui est l’origine de la plupart des exemplaires connus. Nous la devons à Henri Seyrig, « Uranius Antonin, une question d’authenticité », Revue numismatique, 1958, p. 51- 57. Alors que seuls 4 aurei étaient connus au début du XXe siècle, 35 nouvelles pièces apparaissent sur le marché de Beyrouth entre 1925 et 1940. Elles ont été trouvées par des enfants en pleine ville de Homs (la moderne Émèse), à l’occasion de travaux à proximité de l’église anglicane de Bab Sbaa. Henri Seyrig est depuis 1929 directeur général des Antiquités de Syrie et du Liban sous le protectorat français où il poursuit sa carrière, jusqu’en 1967. Savant exemplaire par ses travaux, ses prises de position et son engagement durant la Seconde guerre mondiale font de lui un Brave. Il est aussi un collectionneur éclairé et un philanthrope avisé comme le montrent ses nombreux dons au Cabinet des médailles de Paris ou au musée du Louvre. Les lois sur la protection du patrimoine archéologique qu’il met en place au Proche Orient durant son mandat sont exemplaires et devraient servir de modèle à notre époque, en proie à tous les protectionnismes.

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